Clic Fraude : tout savoir
La fraude au clic menace l'industrie du PPC, prenons garde
A Propos des "Clics Frauduleux"

1 ) L’Industrie des clics frauduleux

1.1.) Notions de base :

1.1.1.) Définition

1.1.2.) Rappels historiques

1.1.3.) Les clics frauduleux en chiffre

1.2.) Les différentes formes de clics frauduleux

1.2.1.)Les clics émanant de concurrents

1.2.1.1.) Stratégie visant à faire augmenter le budget de ses concurrents

1.2.1.2.) Stratégie visant à faire disparaître une annonce « discrètement »

1.2.2.) Les clics provenant des sites affiliés

1.2.2.1.) « Suréférencement » des sites affiliés et mots clés chers

1.2.3.) Les systèmes de simulation de clics

1.2.3.1.) Le système manuel de syndication

1.2.3.2.) Le système automatique par robots

1.3.) Conséquences directes des fraudes

1.4.) Mesures prises pour contrôler le système

1.4.1.) Les précautions des moteursannonceurs

 

 

1.    L’Industrie des clics frauduleux

 

1.1.Notions de base :

 

1.1.1.     Définition :

 

            Après plusieurs lectures de spécialistes américains[1]donnant une définition du terme « click Fraud » nous pouvons présenter cette forme illégale comme étant tous procédés frauduleux visant à simuler un nombre de clics de personnes intéressées, lors d’un partenariat entre un site affilié ou un annonceur publicitaire et un moteur de recherche, dans le cadre d’un contrat au « coût par clic ».

Cette méthode ayant pour but principal, soit de se réserver une partie des revenus des clics générés en tant que site affilié, soit à faire augmenter les dépenses en liens publicitaires d’un concurrent.

Revenons maintenant sur quelques points historiques de cette fraude.

 

1.1.2.     Rappels historiques :

 

Jessie C. Stricchiola, président de Alchemist Media, Inc.[2], est l’une des premières personnes à avoir identifié les clics frauduleux (ou « click fraud » ou « clic spam ») provenant des moteurs de recherche. Fin 2001, alors qu’elle était en charge du développement e-marketing du « Chase Law Group », elle a réussi à analyser que des clics suspicieux provenaient de Goto.com (aujourd’hui Overture). Quelques mois plus tard, cette découverte fut le thème d’un débat lors d’une conférence sur les stratégies sur le « Search Engine Marketing ».  (Jupiter Media's Search Engine Strategies Conferences ou SES). D’autres spécialistes se sont joints à elle dans le débat, et en août 2002, elle présenta le sujet devant un publique ciblé, avec des preuves à l’appuis au SES de San José (Californie) et reçu des retours intéressants. Depuis elle n’a cessé de faire part de son expérience sur ce sujet à travers d’autres conférences et a monté Alchemist Media, Inc. en 2002.  Elle est aujourd’hui considérée comme la spécialiste des clics frauduleux aux Etats-Unis.

 

1.1.3.     Les clics frauduleux en chiffre :

 

Difficile aujourd’hui de mettre en avant des données quantifiées lorsqu’il s’agit d’une économie nouvelle, souterraine et illégale. Stricchiola annonce que cette fraude
représenterait entre 0,5 et 1,5% du trafic[3], alors que d’autres, plus expansifs, le chiffrent à 35% pour certains types de marchés[4]. Le plus souvent, on
retrouve des fourchettes approximatives comprises en 10 et 20% selon le type d’industrie[5]. Dans un récent article du E-Commerce Times, Pricewaterhouse Coopers aurait réussi à quantifier un marché parallèle estimé à $9 milliards, « Pas mal » ironise le journaliste du Times[6].
Ce sujet préoccupe beaucoup, d’une part parce que les moteurs de recherche ne communiquent que très peu sur leurs stratégies contre ces fraudes, et d’autres part parce que les annonceurs investissent des milliards dans les mots clé. La première étude rendue publique sur les clics frauduleux est américaine et date de décembre 2004.

L’organisme SEMPO[7] a fait le point auprès de 288 annonceurs et agences en stratégie marketing sur les moteurs de recherche[8] . Les résultats sont mitigés, 25% des répondants disent avoir perçu les clics frauduleux comme un problème (dont 6% considèrent que c’est sérieux), 45% ne se sont pas penché sur le problème mais se sentent inquiets, alors que 30% ne pensent pas que ce soit un gêne importante.

D’où proviennent ces fraudes ? Comment se manifestent-elles ? Et qui est derrière ce phénomène ? Nous pouvons sans nul doute diviser ces clics en 2 catégories[9], la première concerne les clics d’annonceurs concurrents et la seconde, vraisemblablement plus importante, est directement liée aux sites affiliés des moteurs de recherche, où les webmasters redoublent d’ingéniosité.
 

1.2.Les différentes formes de clics frauduleux :

 

1.2.1.     Les clics émanant de concurrents :

 

Comme nous l’avons vu plus haut, le principe des liens promotionnels repose sur les fondements de l’offre et de la demande. Plus un annonceur paie cher son (ses) mot(s) clé, plus il aura de probabilités de se retrouver en tête des moteurs. Or un publicitaire est rarement seul sur un marché, d’autres concurrents poussent souvent les prix jusqu’à trouver un juste équilibre pour chacun, en terme de coût de transformation. C’est justement sur ce principe que jouent certains annonceurs n’hésitant pas à cliquer sur leurs rivaux.

 

1.2.1.1.          Stratégie visant à faire augmenter le budget de ses concurrents :

 

Menace, attaque illégale ou stratégie abusive, difficile de qualifiée cette pratique marketing visant à faire augmenter les coûts publicitaires de ses concurrents. Dans tous les cas cette technique est très saugrenue. 

Prenons l’exemple de 2 entreprises (X et Y) se partageant le marché du RFID aux Etats-Unis (Voir tableau 1.1 ci-dessous) :
X paie le mot clé « RFID » $4, pour un budget de $160 par jour. Après quelques temps d’utilisation il se rend compte qu’en moyenne il y a 1000 impressions sur le moteur (ou nombre affichages d’annonce par jour). Sur ces 1000 pages vues avec son annonce, 4% cliquent dessus, et 1% deviennent clients.

Le marqueteur, après quelques calculs, voit que chaque client provenant du moteur de recherche lui rapporte $50 de chiffre d’affaires. Cela lui fait donc, un résultat de :
$500 (CA) - $160 (de liens sponsorisés) = $340 de bénéfice 

Y à la même stratégie que X, à la seule chose prêt que son coût par clic est de 3$. Il est donc placé derrière X sur le moteur de recherche et jouit alors d’un taux de conversion inférieur de 0,5%. Néanmoins, son action e-marketing lui fournit un bénéfice de $90 chaque jour.

 

Tableau 1.1 : Tableau de bord des dépenses et recettes marketing sur un moteur de recherche 

 

Prix au clic

$

Budget journalier en $

Nombre d'impression

Taux de transformation

Nombre de clics / jour

Taux de conversion en %

Client généré / jour

CA que rapporte 1 client en $

CA généré par jour ($)

Résultat

En $

X

4

160

1000

4%

40

1

10

50

500

340

Y

3

160

1000

2%

20

0.50

5

50

250

90


 

 

 




Y a entendu parler de stratégies possibles à mettre en place pour faire tomber son concurrent. Il fait en sorte que tout le budget de X soit écoulé en quelques heures, sans que cela ne génère de vente (voir tableau 1.2)

X se retrouve donc avec un taux de transformation de 0%, alors que son budget a été dépensé en quelques heures, tôt dans la matinée. De ce fait, l’annonce de X disparaît du moteur et laisse la première place à Y qui garde le même coût par clic, mais double son budget, car il veut prendre les clics et les clients perdus par son concurrent.

Dans le tableau, X a perdu $160 qui équivaut aux dépenses sur le moteur. Mais en réalité, il a aussi perdu des ventes, s’élevant je le rappelle à $500 par jour, cela lui fait donc $660 de déficit.

Alors que Y lui, a réussi a garder ses clients habituels ($90) et « volé » ceux de Y ($350). Il a donc réalisé une opération lui rapportant 440 dollars, en faisant d’une pierre deux coups.

 

Tableau 1.2 : Tableau de bord des dépenses et recettes marketing sur un moteur de recherche, après que Y ait entamé une stratégie frauduleuse à l’encontre de X.

 

 

Prix au clic

Budget journalier en $

Nombre d'impression

Taux de transformation

Nombre de clics / jour

Taux de conversion en %

Client généré / jour

CA que rapporte 1 client en $

CA généré par jour ($)

Résultat

En $

X

4

160

1000

4%

40

0

0

50

0

-160

Y

3

160

1000

2%

20

0.50

5

50

250

90

Y b*

3

160

1000

2%

20

1.00

10

51

510

350

 

 

 

 

 

 

 

Bénéfice total de Y

440

 

 

 

 

 

 

 

Résultat réel  de X

- 660


* Y b représente le bénéfice que Y a réalisé en volant les clics de X 









 

 

 

 

 





 

Nous ne pouvons pas dire que tous les prix des mots clé sont aussi élevés, ni qu’il y ait qu’un seul concurrent par marché. Cependant, pour certains secteurs niches à forte valeur ajoutée, où la concurrence est restreinte, et où le coût d’acquisition (ou coût de conversion) d’un client peut être extrêmement élevé (car lié à un prix au clic coûteux), ce secteur peut se retrouver dans une position plus vulnérable à la fraude[10].

C’est le cas de « 2K Medical »[11] aux U.S.A, fournisseur de logiciels spécialisés pour l’usage médical. En regardant son tableau de bord et les statistiques de son serveur (ou logs), ce distributeur a pu déterminer qu’une adresse IP, provenant toujours du même Etat américain, revenait régulièrement dans les clics. L’entreprise a tout de suite pensé à son concurrent principal, situé dans la même région que les clics suspicieux. La présidente de « 2k Medical » estime que le coût total perdu pour la firme serait de $100 000, entre les annonces placées inutilement, et les 200 heures passées à étudier ses logs.

Ce cas n’est pas isolé, CharterAuction.com[12], dont le business modèle est une plate forme de marché en ligne, permettant la mise en relation de propriétaires de jets privés et des voyageurs aisés, s’est rendu compte que ses annonces sur les moteurs de recherche ne généraient plus autant de contacts.  Mr. McKelvey, fondateur de CharterAuction.com, avait acheté 200 mots et expressions tels que « jet charter », « business jet », « executive jet » ou « charter flights » dont le coût par clic pouvait atteindre $20, pour un budget mensuel de $20.000. Après avoir contacté un autre concurrent, il s’est rendu compte que ce problème ne le concernait pas uniquement. Une fois avoir identifié l’adresse IP ayant générée beaucoup de clics à quelques minutes d’intervalle, le fondateur de la place de marché à contacté son fournisseur d’accès Internet et à réussi a connaître d’où provenait exactement ces clics : Blue Star, un autre concurrent sur le secteur des transports aérien a prix cassés. Depuis, CharterAuction.com est passé à $1000 de dépenses mensuelles sur les liens sponsorisés.

1.2.1.2.          Stratégie visant à faire disparaître une annonce « discrètement »[13] :

 

Comme annoncé par le tableau de Olivier Andrieu, chaque moteur de recherche a des spécificités sur ses algorithmes et concernant les annonces, si un taux de clics est trop faible par rapport au nombre d’impressions produites, l’annonce est retirée.

Reprenons, maintenant l’exemple de nos entreprises X et Y qui se battent sur le mot clé RFID (Voir Tableau 1.3 ci-dessous).

X est toujours en tête des moteurs, avec un CPC de $4 pour un budget de $160 par jour, et un taux de transformation de 4% alors que Y est à 2% pour un CPC de $3

 

Tableau 1.3 : Tableau de bord des dépenses et recettes marketing sur un moteur de recherche

 

 

Prix au clic

$

Budget journalier en $

Nombre d'impressions

Taux de transformation

Nombre de clics / jour

Taux de conversion en %

Client généré / jour

CA que rapporte 1 client en $

CA généré par jour ($)

Résultat

En $

X

4

160

1000

4%

40

1

10

50

500

340

Y

3

160

1000

2%

20

0.50

5

50

250

90

 

 

 

 


Y se rend compte qu’en faisant augmenter les impressions de X, il peut faire diminuer son taux d’impression et donc faire disparaître l’annonce de son concurrent (voir tableau 1.4, ci-dessous). Y stoppe son budget journalier pour quelques heures, tôt dans la matinée, et fait en sorte d’augmenter les impressions des annonces correspondant au mot RFID sur le moteur de recherche (mettons comme hypothèse que le taux d’impression pour qu’une annonce disparaisse soit de moins de 0,3%). En multipliant par 5 les impressions, il peut donc faire diminuer le taux d’impressions jusqu’à 0,8% (si il y a tout de même eu des transformations provenant de vrais intéressés) voir 0% (si aucun visiteur ne s’est manifesté pendant le laps de temps où Y a opéré).

 

Tableau 1.4 : Tableau de bord des dépenses et recettes marketing sur un moteur de recherche après que Y ait augmenté les impressions sur RFID et retiré sa propre offre.

 

Prix au clic

$

Budget journalier en $

Nombre d'impressions

Taux de transformation

Nombre de clics / jour

Taux de conversion en %

Client généré / jour

CA que rapporte 1 client en $

CA généré par jour ($)

Résultat

En $

X

4

160

5000

0

0

0

0

50

0

0

Y

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

 

 

 

 

Y stoppe sa campagne publicitaire et fait augmenter par 5 le nombre d’impressions, ce qui a pour conséquence de baisser le taux de clics de X en dessous d’un seuil critique qui fait disparaître son annonce

 

Une fois que l’annonce de Y disparaît pour « taux de clics insuffisant », Y remet son annonce à $3 le CPC, multiplie son budget par 2 (Y b dans le tableau) et retrouve un chiffre raisonnable de 1000 impressions par jour.

 

Tableau 1.4 : Tableau de bord des dépenses et recettes marketing sur un moteur de recherche après que X ait disparu du marché des annonces contextuelles.

 

 

Prix au clic

Budget journalier en $

Nombre d'impression

Taux de transformation

Nombre de clics / jour

Taux de conversion en %

Client généré / jour

CA que rapporte 1 client en $

CA généré par jour ($)

Résultat

En $

X

0

0

00

0

0

0

0

50

0

0

Y

3

160

1000

2%

20

0.50

5

50

250

90

Yb*

3

160

1000

4%

40

1%

40

50

500

500

 

 

 

 

 

 

 

Bénéfice de Y

590

 

 

 

 

 

 

 

Résultat réel de X

-500

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Y b* : Cela correspond au bénéfice de Y en prenant les clics de ses clients

 

Il bénéficie ainsi de ses 20 clients habituels, et des 40 que son concurrent n’a pas pu acquérir (Y b). Le bénéfice de Y s’élève donc à $590, alors que le manque à gagner de X est de $500.

 

Les techniques frauduleuses mises au point par les annonceurs se révèlent être fructueuses quand on voit le bénéfice et la perte de chacun. Une véritable bataille peut être menée pour éviter et contre-attaquer les manipulations des concurrents, certains n’hésitent plus aujourd’hui à qualifier ce phénomène de « guerrilla warfare »[14].

Néanmoins, beaucoup de spécialistes s’accordent à dire que la plus grande menace ne provient pas des clics frauduleux entre concurrents, mais des sites affiliés aux moteurs, parfois de vraies merveilles technologiques en terme d’optimisation du référencement.

 

1.2.2.     Les clics provenant des sites affiliés :

 

Selon les conclusions de l’enquête de SEMPO[15], les marqueteurs et les agences spécialisées en stratégie sur les moteurs estiment que les optimisateurs en référencement est sont un plus gros danger que les clics frauduleux car ils détériorent le marché des liens sponsorisés et l’efficacité des actions de marketing payant sur les moteurs.  En revenant sur ce point, il faut comprendre que les stratégies des sites affiliés (et de leurs webmasters) abuseraient de techniques pour augmenter leurs revenus en tant que partenaires.

 

 

 

 

1.2.2.1.          « Suréférencement » des sites affiliés et mots clés chers :

 

Lorsque l’on s’attarde sur certains forums spécialisés sur le référencement, on y trouve un vivier d’informations sur les pratiques des gestionnaires de sites (voir annexe 1) pour gagner un peu plus d’argent.

L’un des sujets revenant assez régulièrement étant la demande d’une liste des mots clés les plus chers sur Google ou Overture. Pourquoi ?

Nous avons expliqué plus haut le système des sites partenaires : l’affilié laisse un espace pour que le moteur puisse placer des annonces contextuelles en fonction du contenu du site. La rémunération se fait lorsqu’un clic provenant du site affilié est généré. Plus il y a de clics sur des mots clés cher, et plus les revenus du partenaire sont importants. Ainsi, en connaissant la liste des mots clés coûteux, les webmasters peuvent adapter le contenu de leur site, et faire en sorte que les annonces des publicitaires qui paient des mots clé cher soient affichées sur leur espace web (en espérant que des Internautes cliquent dessus).

Sur le tableau 1.4 ci après, nous allons voir jusqu’où peut aller une affiliation « frauduleuse ».

 

Tableau 1.5 : Rentabilité optimum que pourrait avoir un affilié en mettant en place un système abusif

 

 

Mot clé

Nombre de visiteurs uniques / jour

Taux de transformation

Prix du mot clé (euros)

% reversé par le moteur

Résultat / jour

Résultat / mois (euros)

Situation normale

« Z »

1000

0.10%

0.15

20%

0.03

0.9

Situation adaptée

CRM

1000

0.10%

4

20%

0.8

24

Sur optimisation

CRM

2000

0.10%

4

20%

1.6

48

Sur optimisation
+
Simulation de clics

CRM

2000

0.20%

4

20%

3.2

96

En situation normale, les mots clés des annonces affichées sont aléatoires (« Z ») et correspondent à une moyenne de 0,15 euros, pour un taux de transformation de 0,10%. Le moteur reverse lui 20% du prix du clic à l’affilié, fournissant donc une rentrée mensuelle de 0,9 euros.

En situation dite adaptée, le webmaster a optimisé une ou plusieurs pages de son site pour le mot clé CRM. Il garde ses 1000 visiteurs uniques par jour, son taux de transformation est inchangé à 0,1%. Le moteur reverse 30% du coût du mot clé, multiplié par le nombre de clics, soit un total mensuel de 24 euros.

Dans une situation de suroptimisation, le principe va être de générer encore plus de trafic, disons ici qu’il a été doublé, mais le taux de transformation reste identique. Le webmaster double donc ses revenus à la fin du mois, passant à 48 euros.

Ce gestionnaire de site a vu sur certains forums qu’il est possible de simuler des clics afin d’augmenter le taux de conversion. Il met en place un système et multiplie ainsi par 2 son résultat à la fin du mois, pour gagner 96 euros.

Ainsi depuis qu’il a mis en place l’affiliation par mot clé sur son espace Internet, il a pu multiplié par 100 ses gains, passant de 0,9 euros de rentrées mensuelles, à 96 euros après avoir « abusé » du système.

Beaucoup de webmasters sont devenus des pro de la rentabilité des systèmes d’affiliation, et ont su développer des moyens pour, d’une part augmenter leur trafic en adaptant leurs sites aux algorithmes des moteurs, et deuxièmement en simulant des clics, malgré les filtres et restrictions des firmes de recherche sur Internet. Le point suivant de ce papier va essayer de faire un état des lieux de ces systèmes qui passent à travers les mailles des filets des multinationales américaines.

 

1.2.3.     Les systèmes de simulation de clics :

 

Le webmaster que nous avons vu tout à l’heure, tout comme l’annonceur, pour ne pas se faire piéger ou réprimander, peut utiliser deux principales techniques pour générer des « clics fantômes ». La plus logique serait de rester devant son PC (ou Mac) à cliquer sur les annonces et attendre une minute entre chaque clics, mais cet exercice est long, coûteux, risqué (possibilité de repérer l’adresse IP de la machine) et passe de moins en moins à travers les protections des moteurs et annonceurs. Alors, qu’utilisent ces fraudeurs / hackers ?

 

1.2.3.1.          Le système manuel de syndication :

 

Peu connu, la syndication vise à utiliser un réseau de personnes pour faire valider des clics. Que ces ressources soient gratuites (dans le cas ou un fraudeur a une liste importante de contacts) ou payantes, ce système à montré des signes de développement ces derniers mois.

Pionnier du « click spam » dit manuel, Click2FreeMoney.com[16] paye ses membres pour visiter les annonces des sites appartenant à son réseau[17]. Les tarifs variant entre $0,009 et $0,04 par clic.  Ainsi, un affilié peut s’inscrire sur le site et achète des membres chargés de cliquer sur ses liens commerciaux.
Voyons sur le tableau suivant les résultats que donneraient alors la rentabilité du clic en faisant appel à la syndication (voir le tableau ci-dessous)

 

Mot clé

Prix du mot clé

% reversé par le moteur

Coût par clic de la main d'œuvre ($)

Rentabilité du clic

Commission de click2freemoney* (%)

Rentabilité du clic après commission

CRM

4

20%

0.0245

0.7755

15%

0.659175

*En estimant que la plate forme prenne une commission

 

Après calcul, nous voyons que la rentabilité au clic pour le webmaster est importante, puisque dans tous les cas, il n’a fait que s’inscrire sur le site.

Les gestionnaires de sites Internet ne sont pas les seuls à profiter de cette « main d’œuvre », on peut supposer que des annonceurs puissent passer par ce réseau et payer les « cliqueurs » pour défaire la stratégie de liens promotionnels des leurs concurrents, sans se faire repérer.

 

Calculons maintenant combien le « cliqueur » peut gagner à travers ce travail :

Prix / clic ($)

Nombre de clics maximum par heure*

Revenu horaire ($)

Minimum

Maximum

Minimum

Maximum

Moyen

0.009

0.04

60

0.54

2.4

1.47

* Pour qu’un clic soit considéré, il faut que le visiteur soit resté 1 minute minimum sur le site annonceur

 

Le revenu moyen d’un cliqueur sera donc de $1,47 soit environ 1,83 euros.

Ce travail est tout de même long, répétitif et ennuyeux, qui voudrait passer des heures pour gagner 4 roupies ? La réponse est dans la question, remontons maintenant cette filière high-tech frauduleuse et ingénueuse.

Le 3 mai 2004, N Vidyasagar écrit un article pour l’Indian Times ayant pour titre : « India’s secret army of online ad ‘clickers’ »[18], racontant l’histoire de Maya Sharman, une mère de famille, vivant à New Delhi, et dont le travail est de cliquer sur des annonces publicitaires chaque soir.  Ils seraient des milliers (click2freemoney annonçait un réseau de 20 000 personnes) à passer des heures derrière leurs PC, aussi bien étudiants qu’employés. A la fin du mois, leurs revenus sont reversés par PayPal et StormPay. Certains Indiens vont jusqu’à proposer directement leurs services par e-mail à des affiliés américains, en témoigne l’article de Chris Richardson[19], qui reprend le blog de Tim Yang[20].

Nous ne pouvons pas affirmer que cela ne concerne que les Indiens, d’autre pays (même aisés) peuvent être concernés. Dans tous les cas, il semblerait que les béquilles du capitalisme se retournent contre les pays riches, faisant le malheur d’actionnaires et le bonheur de travailleurs de pays sous développés.

Voyons maintenant une technique beaucoup plus adaptée et connue sur Internet, la génération de clics par automatisme.

 

 

1.2.3.2.          Le système automatique par robots

 

Plus répandu, les nouveaux robots (ou hitbots) sont de véritables mitraillettes à clics lorsqu’ils ne sont pas détectés. Ils ont été mis en place par des webmasters / programmeurs et permettent de cacher l’adresser I.P pour passer à travers les mailles des moteurs. De plus en plus, ils peuvent être programmés pour ne passer sur des annonces qu’à des périodes basses durant le mois, ne réveillant donc pas les différents systèmes de détection par une forte hausse de taux de clics à un moment T.[21]

Ces robots ne font pas rire les moteurs, surtout lorsque le leader mondial a été menacé de chantage par un de ces créateurs d’hitbots.

Mars 2004, Michael Bradley réclame $100.000 à Google pour qu’il ne diffuse pas une de ses créations. Le « hitbots » conçu par cet américain permettait de générer de « faux rapports de trafic publicitaire »[22] et aurait fait éclater les taux de clic de certains clients de la firme Californienne, qui aurait coûté à Google des millions de dollars. Bradley a été inculpé quelques jours plus tard pour tentative d’extorsion de fonds.

Selon une source (information non vérifiée[23]), l’utilisation des hotbots concernerait même 35% des affiliés au programme de Google en France.

Comme nous avons pu le constater, les techniques sont de plus en plus sophistiquées et prennent place aux quatre coins du monde, menaçant l’industrie du « Search Marketing ».

 

 

1.3.Conséquences directes des fraudes :

 

Les effets de ces menaces ne sont pas sans conséquence, et chacun des acteurs de ce jeu du chat et de la souris voient des retombées pouvant être inquiétantes. D’une part nous avons les annonceurs, qui se soucient de ce sujet et peuvent perdre petit à petit la confiance qu’ils ont envers les moteurs. D’autre part nous avons les webmasters, qui pour une majorité d’entre eux craignent ces techniques, car si elles sont détectées c’est tout une entreprise qui peut être discréditée. La société européenne Netbooster en a fait les frais il y a plus d’an en ayant été « mis au placard » par Google après avoir suroptimisé son site[24]. Enfin, nous avons les plus concernés, ceux ayant créé cette nouvelle forme de marketing direct ciblé et à les entendre le problème est sérieux et pourrait directement touché le CA de chacun d’entre eux.

En effet, quelques moteurs viennent tout juste d’être mis sur le banc des accusés devant la justice américaine. Début mars 2005, le Wall Street Journal annonce que Google, Yahoo, Ask Jeeves, FindWhat et d’autres moteurs ont reçu une plainte de « Lane's Gifts & Collectibles », un petit e-marchant d’Arkansas. Le motif ? La PME se plaint que les multinationales de la recherche surchargent les annonceurs, et conspirent entre eux  pour faire perdurer ce système[25].

 

Rien d’étonnant alors quand on entend Tom McGovern, président du nouveau moteur snap.com qui parle d’un « billion-dollar problem »[26], ou  John Slade, ‘senior director’ chez Yahoo qui confirme en ponctuant que : « n’importe qui vous disant que ce n’est pas un réel challenge se moque de vous »[27] en parlant des clics frauduleux. Et lorsque le directeur financier de Google annonce sur CNN Money[28] que « quelque chose doit être fait très, très rapidement » parce qu’il « menace notre business modèle », il réussit à faire vibrer les cours boursiers.

Tous ses commentaires peuvent rendre certaines entreprises du net suspicieuses, mais qu’elles se rassurent, si les moteurs ont des sueurs froides, ils ont aussi, pour certains, les reins très solides (rappelons que Google à levé $80 milliards en 10 mois) et ne se laisse pas faire. De même, les annonceurs, maintenant prévenus, se prémunissent contre ces attaques.

 

1.4.Mesures prises pour contrôler le système :

 

A travers les prochaines ligne de ce mémoire, nous allons faire un tour de table des mesures prises pour contrôler, voir irradier les clics frauduleux, que ce soit du côté des moteurs de recherche ou des annonceurs.

 

1.4.1.     Les précautions des moteurs :

 

Peu d’informations circulent sur ce que font exactement les moteurs pour évacuer le problème des clics frauduleux. Yahoo se défend en disant que ses mesures prises sont brevetées[29], et que de toute façon, il en a toujours fait une priorité[30]. Son système de protection, déjà développé par Overture, comprendrait des « milliers de filtres », dont les  plus connus sont : le contrôle de l’adresse IP, les informations de session de l’utilisateur, la vérification des cookies placés par le moteur, le réseau dont provient l’IP, la date et l’heure du clic, la liste des annonceurs qui ont été vus… et sûrement encore une centaine d’autres critères.

Google n’a pas fait de commentaires techniques sur son système antifraude, et annonce juste qu’il utilise « une technologie sophistiquée »[31] qu’il « contrôle bien »[32]. Si techniquement Google ne s’avance pas, la firme a tout de même changé quelques points concernant ses contrats avec ses affiliés. En effet, depuis peu, il a mis en place une version test de rémunération de ses partenaires au coût par mille, réduisant donc les performances au clic pour un système plus global, comme l’ont fait les plates formes d’affiliation classiques, telle Tradedoubler, quelques temps auparavant.

Plus sérieux encore, la firme de Brin et Paige n’a pas hésité à attaquer en justice un affilié pour avoir abusé du système. Auctions Expert International, basee au Texas, a eu une mauvaise surprise en novembre dernier, lorsqu’elle reçu une plainte de Google, l’accusant d’avoir cliqué à plusieurs reprises sur les annonces sponsorisées de son site[33].

Google ne s’est pas arrêté là, puisque depuis le début de l’année il a donné la possibilité à ses clients de pouvoir « exclure » leurs annonces provenant d’affiliés. A charge maintenant pour les annonceurs de suivre les statistiques de leurs serveurs pour identifier les possibles fraudes les concernant.

 

1.4.2.     Les précautions des annonceurs

 

Afin de se prémunir contre la fraude aux clics, les annonceurs n’ont pas attendu que les moteurs se manifestent, c’est même eux, qui ont fait éclater le débat ces derniers mois. L’une des premières mesures prise par les marqueteurs a été de surveiller les pics des dépenses en annonces promotionnelles, et de les croiser avec les logs de leurs serveurs. Les statistiques fournies par les machines si, bien traitées peuvent remonter jusque l’adresse IP du ou des possibles fraudeurs.

La deuxième, évoquée pour la première fois par  Stricchiola, a été de demander un remboursement de ces clics perdus. Aujourd’hui d’ailleurs, certains moteurs le font automatiquement, avant même que l’annonceur ait pu identifier le problème.

Enfin, une troisième solution possible est de laisser une tierce personne se charger d’irradier le problème. En effet, tout comme le spam a fait naître des entreprises spécialisées luttant contre les e-mails abusifs, les clics frauduleux ont fait jaillir un nouveau secteur proposant des services aux annonceurs contre les clics fantôme.

 

Ces entreprises proposent aujourd’hui des solutions adaptées, que se soit l’aide au remboursement pour Alchemist Media, un système d’alarme automatique pour PromotionStat.com, ou les services juridiques pour entamer une poursuite envers les moteurs pour lostclick.com. Allez taper « click fraud » sur Google » vous verrez que la liste des prestataires annonçant sur le moteur est longue.

Du côté français, une seule entreprise s’est lancée sur ce nouveau marché. Netbooster (peut être sous l’effet de la rancœur contre Google suite à son déréférencement) a communiqué début juin sur son offre commerciale  «Advanced Protection Protocol»[34] qui permet de lutter contre le « spampiratage ».

 

Cette nouvelle forme de fraude attire les média américains, à la fois de part sa complexité, son envergure internationale et de part ses possibles conséquences financières pour Internet. Cependant, si quelques chiffres sont mis en avant concernant l’ampleur de ce phénomène, peu se révèlent être le fruit d’études publiques. Les informations internes aux entreprises spécialisées sur la fraude pourraient sûrement nous apporter de plus amples explications, et conforter divers points de ce papier ; mais, pour des raisons professionnelles, elles en gardent le secret

Les annonceurs américains suivent de prêt cette histoire, mais qu’en est-il de l’autre cote de l’Atlantique, en France ou les liens sponsorisées connaissent aussi une forte croissance ?
Le sondage réalisé en Juin 2005 sur le sujet nous donne un peu d'informations (voir ici)

 

Annexes

Annexe 1 : Quelques sujets abordés par les webmasters sur le forum de Webrankinfo.com

 

Techniques de gain peu honnête

Combien vous rapportent vos affiliations AdSense ?
Compte AdWords suspendu LOL
Délais de paiement AdSense
Combien ça coûte, les AdSense et AdWords ?
Les annonces sont-elles bien placées ?
AdSense et gestionnaire de pub
Problème de bonbons avec AdSense :p
Je ne comprends pas comment AdSense compte :(
Quel ratio pour un super-revenu avec AdSense ?
Optimisation AdSense
Limitation dans le nombre de pages ciblées pour AdSense ?
AdSense est-il réactif ?
Je me suis fais BANNIR de Google AdSense
diminutions des gain adsense depuis deux jours
Paiments AdSense du mois de mai 2005
En haut dans adwords ????
Adsense et page protege
Google ne veut pas de mon argent !
IP = protocole internet permettant à deux entités informatique de pouvoir communiquer.


Annexe 2  : impression d’écran de click2freemoney.com (version cached) sous Yahoo (juin 2005)  :

 

 

 

 

Références

[1] Jessie C. Stricchiola, Presidente de Alchemist Media, Inc ; Adam Sculthorpe (President of Clickrisk), clickfraudalarm.com.

[2] Jessie C. Stricchiola, « A Brief History of Click Fraud»,  dans alchemistmedia.com

http://www.alchemistmedia.com/CPC_Click_Fraud.htm

[3] Jessie C. Stricchiola, « A Brief History of Click Fraud»,  dans alchemistmedia.com

http://www.alchemistmedia.com/CPC_Click_Fraud.htm

[4] Thomas Claburn, « Click Fraud Threatens Rising Online Ad Revenue », Information Week, le 2 mai 2005.

http://www.informationweek.com/story/showArticle.jhtml?articleID=162100620

[5] Kevin J. Delaney, « Traffic Jam: In `Click Fraud,' Web Outfits Have A Costly Problem », The Wall Street Journal, le 6 avril 2005

http://www.lostclicks.com

Stefanie Olsen,  « Exposing click fraud », CNET News.com, le 19 juillet 2004
news.com.com/Exposing+click+fraud/ 2100-1024_3-5273078.html?tag=nefd.lede
Brian Livingston, « Fraud Stalks Google and Overture Advertising », earthweb.com, le 17 aout 2004 ;

http://itmanagement.earthweb.com/columns/executive_tech/article.php/3395571

Nick W, « Click Fraud Making Headlines Again », threadwatch.or, le 3 mars 2005

http://www.threadwatch.org/node/1728 ; http://www.realseo.com/archives/000466.html.

[6] Theodore F. di Stefano, « Click Hijacking Threatens E-Business », E-Commerce Times, le 4 février 2005.

[7] Search Engine Marketing Professional Organization (SEMPO), The State of

Search Engine Marketing 2004” dans sempo.org, décembre 2004, page 19.

www.sempo.org/research/sem-trends-2004.php

[8] L’étude ne précise pas si les 6 entreprises françaises, parmi les 400 membres de SEMPO, ont répondues au questionnaire.

[9] Kevin Lee, « Click Fraud: What It Is, How to Fight It », clickzexperts.com, le 18 février 2005.

http://www.clickz.com/experts/search/strat/article.php/3483981

 

[10] Thomas Claburn, « Click Fraud Threatens Rising Online Ad Revenue », Information Week, le 2 mai 2005.

http://www.informationweek.com/story/showArticle.jhtml?articleID=162100620

[11] Adam L. Penenberg, « Click Fraud: Problem and Paranoia », wired.com, le 3 mars 2005.

http://www.wired.com/news/culture/0,1284,66845-2,00.html?tw=wn_story_page_next1

[12] Kevin J. Delaney, « Traffic Jam: In `Click Fraud,' Web Outfits Have A Costly Problem », The Wall Street Journal, le 6 avril 2005.
http://www.lostclicks.com/index.php?src=news&prid=2&category=Click%20Fraud%20Library

[13] Kevin Lee, « Click Fraud: What It Is, How to Fight It », clickzexperts.com, le 18 février 2005.

http://www.clickz.com/experts/search/strat/article.php/3483981 

[14] Kevin J. Delaney, « Traffic Jam: In `Click Fraud,' Web Outfits Have A Costly Problem », The Wall Street Journal, le 6 avril 2005.
http://www.lostclicks.com/index.php?src=news&prid=2&category=Click%20Fraud%20Library

[15] Search Engine Marketing Professional Organization (SEMPO), The State of Search Engine Marketing 2004” dans sempo.org, décembre 2004,
page 16.
www.sempo.org/research/sem-trends-2004.php

[16] Thomas Claburn, « Click Fraud Threatens Rising Online Ad Revenue», Information Week, le 2 mai 2005.

http://www.informationweek.com/story/showArticle.jhtml?articleID=162100620

[17] Click2freemoney ne répond plus depuis le début du moi de Juin, aucune information n’a été donnée sur ce problème. Cependant un « imprim écran » a été réalisé et se trouve en annexe 2.

[18] N VIDYASAGAR, « India's secret army of online ad 'clickers' », Indian Times, le 3 mai 2004.
http://timesofindia.indiatimes.com/articleshow/msid-654822,curpg-1.cms

[19] Chris Richardson, « Click Fraud Being Offered By Email», webpronews, le 17 avril 2005

[20] Tim Yang, « Proposition from an Indian ad-clicker», timyang.com, le 16 avril 2004.
http://timyang.com/comments.php?id=672_0_1_0_C
 

[21] Brad Stone, « When Mice Attack - Internet scammers steal money with 'click fraud.' », Newsweek, semaine du 24 janvier 2005.

http://www.msnbc.msn.com/id/6830802/site/newsweek/

[22] Jo Best, « Google victime d'un chantage à la publicité », silicon.com, le 23 mars 2004.

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39146324,00.htm

[23] « Post »  de cedfr’ dans le forum « Publicité Google : AdWords, AdSense » de webrankinfo.com sur le sujet de discussion « Technique de gain peu honnête »
http://www.webrankinfo.com/forums/viewtopic.php?t=30576&postdays=0&postorder=asc&start=15

[24] Interview de Jean-Pierre Eskenazi,  PDG de Netbooster , le 30 septembre dernier sur le journaldunet.
http://www.journaldunet.com/chat/retrans/040930_eskenazi.shtml

[25] Kevin J. Delaney, « Internet Firms Face Legal Test on Advertising Fees », Wall Street Journal et iwon.com, le 5 avril 2005.

[26] Stefanie Olsen, « Click fraud roils search advertisers », CNET News.com, le 4 mars 2005.

[27] Kevin J. Delaney, « Traffic Jam: In `Click Fraud,' Web Outfits Have A Costly Problem », The Wall Street Journal, le 6 avril 2005

[28] Krysten Crawford, « Google CFO: Fraud a big threat », CNN Money, le 2 décembre 2004.

http://money.cnn.com/2004/12/02/technology/google_fraud/?cnn=yes

[29] http://www.submitexpress.com/newsletters/oct_1_02.html

[30] Interview de Christophe Parcot, DG Europe du Sud de Overture, journaldunet, le 18 mai 2005.
http://www.journaldunet.com/chat/retrans/050518_parcot.shtml

[31] Thomas Claburn, « Click Fraud Threatens Rising Online Ad Revenue », Information Week, le 2 mai 2005.
http://www.informationweek.com/story/showArticle.jhtml?articleID=162100620

[32] Notons ici la contradiction entre les commentaires du directeur financier de Google sur CNN Money et une annonce que reprend Informatioweek dans laquelle Google stipule que les « clics frauduleux n’ont pas été un problème matériel »

[33] Matt Hicks, «Google Fights Click Fraud in Court », eweek.com, le 22 novembre 2004.
http://www.eweek.com/article2/0,1759,1731167,00.asp

[34] http://www.netbooster-france.fr/netbooster-presse/communique-25.html

 

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